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Blatte orientale : la grande blatte noire des endroits frais et humides

Blatte orientale noire dans une zone humide près d’une canalisation

La blatte orientale (Blatta orientalis) est une grande blatte sombre, souvent appelée cafard noir. Elle se reconnaît à sa couleur brun très foncé à noire, à son corps massif et à son comportement nettement plus lent que celui des autres espèces domestiques.

Cette espèce recherche en priorité les environnements frais, sombres et humides. Les caves, sous-sols, vides sanitaires, locaux techniques et zones proches des évacuations constituent ses principaux refuges.

Dans cet article, vous allez voir comment reconnaître la blatte orientale, comprendre pourquoi l’humidité favorise sa présence, identifier ses voies d’entrée, repérer les signes d’infestation et savoir quand faire appel à un professionnel.

  • La blatte orientale mesure environ 18 à 30 mm à l’âge adulte.
  • Sa couleur brun très foncé à noire brillante explique l’appellation courante de cafard noir.
  • Elle recherche surtout les caves, sous-sols, vides sanitaires et autres zones humides.
  • Ni le mâle ni la femelle ne disposent d’un vol fonctionnel.
  • Elle se déplace principalement au sol et grimpe difficilement sur les surfaces lisses.
  • La réduction de l’humidité et le contrôle des accès sont indispensables pour limiter les récidives.

En bref sur la blatte orientale

Caractéristique Détail
Nom scientifique Blatta orientalis (Linnaeus, 1758)
Autres noms Cafard noir, cafard oriental, blatte noire
Taille adulte 18 à 30 mm, parfois davantage chez certaines femelles
Couleur Brun très foncé à noir brillant
Habitat préféré Caves, sous-sols, vides sanitaires et zones humides
Activité Principalement nocturne
Capacité de vol Aucun vol fonctionnel
Signe distinctif Grande blatte sombre, lente et adaptée aux zones basses

Comment reconnaître la blatte orientale ?

Taille et morphologie

La blatte orientale est l’une des plus grandes espèces rencontrées dans les bâtiments en France.

L’adulte mesure généralement entre 18 et 30 mm. Le corps est trapu, lourd, avec de longues antennes fines. Sa démarche paraît plus lente que celle de la blatte germanique ou de la blatte américaine.

La taille adulte est donc nettement supérieure à celle de la blatte germanique et de la blatte rayée, mais reste inférieure à celle de la blatte américaine.

Couleur brun très foncé à noire

La couleur constitue le premier indice. La blatte orientale présente une teinte brun très foncé à noire, souvent brillante.

C’est cette apparence qui explique les recherches fréquentes autour des expressions « cafard noir » ou « cafard noir maison ».

La forme aplatie du corps, les longues antennes et la silhouette typique des blattes permettent de la différencier de nombreux coléoptères sombres.

À retenir Une grande blatte noire ou brun très foncé observée au niveau du sol dans une cave, un sous-sol ou une pièce humide correspond souvent à une blatte orientale.

Différences entre mâle et femelle

La différence entre mâle et femelle est visible au niveau des ailes et de la morphologie.

  • Femelle : corps plus massif, abdomen large et ailes très courtes.
  • Mâle : corps plus étroit et ailes couvrant une grande partie de l’abdomen.

Malgré ces différences, aucun des deux sexes ne dispose d’un vol fonctionnel.

Comparaison entre un mâle et une femelle de blatte orientale montrant la différence de longueur des ailes

Comment la distinguer des autres espèces de blattes ?

Pour comparer avec les autres espèces de la série, consultez nos articles sur la blatte germanique, la blatte rayée et la blatte américaine.

Critère Blatte orientale Blatte germanique Blatte rayée Blatte américaine
Taille 18 à 30 mm 13 à 16 mm 10 à 14 mm 28 à 53 mm
Couleur Brun très foncé à noir Brun clair avec 2 bandes noires Brun avec bandes claires Brun rougeâtre avec halo jaunâtre
Habitat préféré Caves, sous-sols et zones humides Cuisine et salle de bain Meubles, zones hautes et électronique Égouts et infrastructures techniques
Capacité de vol Aucune Aucune malgré les ailes Mâle capable de courts vols Vol ou plané occasionnel
Comportement Lente et surtout au sol Rapide et grégaire Dispersée dans le logement Mobile dans les infrastructures

Où vit la blatte orientale ?

L’humidité comme condition de survie

L’humidité joue un rôle central dans la présence de la blatte orientale. Elle recherche des endroits où l’eau, la condensation ou les infiltrations maintiennent un environnement favorable.

Elle supporte mieux les températures fraîches que la blatte germanique et reste donc particulièrement adaptée aux zones basses des bâtiments.

À surveiller Une cave humide, une fuite lente, une infiltration ou un siphon mal entretenu crée des conditions favorables à l’installation et au maintien d’une colonie.

Caves, sous-sols et vides sanitaires

La cave constitue l’un de ses refuges les plus fréquents. Elle y trouve obscurité, humidité et température relativement stable.

Blatte orientale dans une cave humide avec sol en béton et canalisations visibles

Les vides sanitaires et sous-sols présentent les mêmes caractéristiques, surtout lorsqu’ils sont peu ventilés ou touchés par des infiltrations.

Locaux techniques et zones proches des évacuations

Les locaux techniques concentrent souvent plusieurs facteurs favorables : canalisations, humidité, obscurité et faible passage humain.

La blatte orientale se déplace le long des tuyaux, autour des siphons de sol, des passages de canalisation et des gaines.

Présence autour des bâtiments et voies d’entrée

La blatte orientale se rencontre aussi à l’extérieur, dans des environnements humides et protégés.

  • Sous les pierres et les dalles.
  • Dans les tas de feuilles ou matières organiques.
  • Sous certains paillis humides.
  • Près des regards d’évacuation.

Les principales voies d’entrée comprennent les fissures dans les fondations, passages autour des canalisations, siphons et espaces sous les portes de caves.

Fissure en fondation et espace sous une porte de cave servant de voie d’entrée à la blatte orientale

Comment se comporte la blatte orientale ?

Une espèce nocturne et lente

La blatte orientale reste cachée pendant la journée et sort principalement la nuit.

Sa vitesse est inférieure à celle de la blatte germanique et de la blatte américaine. Elle se déplace surtout au niveau du sol et grimpe difficilement sur les surfaces lisses.

Cette caractéristique explique sa présence fréquente dans les zones basses et son absence habituelle des meubles hauts ou plafonds.

Une alimentation opportuniste

La blatte orientale est omnivore et consomme différentes matières organiques.

  • Déchets organiques.
  • Résidus alimentaires.
  • Matières en décomposition.
  • Déchets présents dans les locaux de stockage.

Une cave humide avec des cartons, matières organiques et déchets suffit donc à maintenir une activité.

Reproduction et cycle de vie

La femelle produit plusieurs oothèques au cours de sa vie. Chacune contient plusieurs œufs et reste déposée dans un endroit protégé.

Le cycle de développement est relativement long. Les nymphes passent par plusieurs mues avant d’atteindre l’âge adulte.

Cette progression lente explique pourquoi une infestation peut s’installer dans une cave pendant plusieurs mois avant de devenir évidente.

Signes d’une infestation de blattes orientales

Déjections

Les déjections sont petites, sombres et cylindriques. Elles se trouvent généralement dans les zones de passage et près des refuges humides.

Elles peuvent être confondues avec des déjections de rongeurs, mais celles d’une souris sont nettement plus grandes.

Critère Déjections de blatte orientale Crottes de souris
Taille Très petites, autour du millimètre Plusieurs millimètres
Forme Cylindrique Allongée et souvent pointue
Localisation Zones humides et près des siphons Le long des murs et passages

Oothèques

L’oothèque est brun foncé à presque noire et mesure environ 10 à 12 mm.

Oothèque brun foncé de blatte orientale sur une surface en béton humide

Elle se retrouve dans les fissures, sous les cartons, près des canalisations ou dans d’autres recoins sombres et humides.

Mues, cadavres et observations nocturnes

Les exuvies sont des enveloppes vides laissées après les mues. Leur présence indique que des nymphes se développent sur place.

Les cadavres, oothèques, déjections et observations nocturnes constituent ensemble des indices d’une activité installée.

Odeur caractéristique

Une infestation importante peut produire une odeur âcre ou musquée, surtout dans les caves et locaux confinés.

Cette odeur devient plus perceptible lorsque la population augmente.

Déjections de blatte orientale près d’une évacuation dans une cave humide

Risques sanitaires liés à la blatte orientale

Contamination des surfaces et des denrées

La blatte orientale circule dans des environnements contaminés comme les canalisations, déchets et matières organiques en décomposition.

Elle transporte différents micro-organismes sur son corps et dans ses déjections, ce qui favorise la contamination indirecte des surfaces et aliments.

Agents pathogènes et allergènes

Les sources associent les blattes orientales à différents micro-organismes, notamment :

  • Salmonella spp.
  • Escherichia coli.
  • Staphylococcus aureus.
  • Pseudomonas spp.

Les déjections, mues et fragments de corps constituent également des sources d’allergènes susceptibles d’aggraver l’asthme ou certaines rhinites chez les personnes sensibles.

Risques dans les locaux professionnels

Dans les restaurants, caves alimentaires, réserves et établissements collectifs, la présence de blattes représente un problème d’hygiène.

Les caves, zones de stockage, locaux techniques et pièces humides doivent donc être inclus dans le suivi des nuisibles.

Prévention contre la blatte orientale

Réduire l’humidité dans les caves et sous-sols

La première action consiste à réduire les sources d’humidité.

  • Améliorer la ventilation des caves et sous-sols.
  • Contrôler les infiltrations et remontées d’humidité.
  • Réparer rapidement les fuites.
  • Éviter le stockage prolongé de cartons ou matières humides.

Réparer les infiltrations, fuites et joints

Les canalisations et raccords doivent être inspectés régulièrement.

Les fissures, joints détériorés et zones de condensation constituent des points prioritaires à corriger.

Contrôler les accès

  • Colmater les fissures dans les fondations.
  • Contrôler les passages autour des tuyaux.
  • Installer ou remplacer les joints sous les portes de caves.
  • Maintenir les siphons fonctionnels.

Gérer les espaces de stockage

Les cartons, déchets organiques et produits stockés au sol entretiennent des refuges.

Le rangement, le nettoyage et le stockage des denrées dans des contenants fermés réduisent les ressources disponibles.

Fieri Nuisible intervient en Occitanie et PACA pour identifier les espèces de blattes, localiser les zones humides et organiser une intervention adaptée au bâtiment.

Traitement de la blatte orientale

Le traitement de la blatte orientale commence par l’identification des refuges humides et des voies d’entrée.

Une intervention réalisée sans correction des infiltrations, fuites ou accès laisse les conditions favorables en place et facilite la recolonisation.

L’inspection doit donc intégrer les caves, sous-sols, siphons, gaines et passages de canalisations avant la définition du protocole.

Pour connaître notre approche, consultez notre page désinsectisation professionnelle.

FAQ sur la blatte orientale

La blatte orientale est-elle la même chose que le cafard noir ?

Oui. L’expression cafard noir désigne fréquemment la blatte orientale en raison de sa couleur brun très foncé à noire et brillante.

Pourquoi trouve-t-on des blattes orientales dans les caves et sous-sols ?

Ces espaces réunissent humidité, obscurité et températures relativement stables, des conditions adaptées à cette espèce.

La blatte orientale vole-t-elle ?

Non. Le mâle possède des ailes plus développées que la femelle, mais aucun des deux sexes ne dispose d’un vol fonctionnel.

Quelle différence entre la blatte orientale et la blatte américaine ?

La blatte américaine est plus grande et brun rougeâtre avec un halo clair sur le pronotum. Elle est plus sombre, plus lente et recherche davantage les caves et zones humides.

La blatte orientale est-elle dangereuse pour la santé ?

Elle peut transporter différents micro-organismes et contaminer indirectement les surfaces et aliments. Ses mues et déjections constituent aussi des sources d’allergènes.

Comment reconnaître ses déjections ?

Elles sont petites, sombres et cylindriques et se trouvent surtout près des siphons, canalisations et zones humides.

Peut-on trouver des blattes orientales dans un jardin ?

Oui. Elles se rencontrent aussi dans des zones extérieures humides et protégées, notamment sous les pierres, les feuilles et près des évacuations.

Pourquoi l’humidité favorise-t-elle leur présence ?

La blatte orientale dépend fortement de l’accès à l’eau. Les fuites, infiltrations et zones humides maintiennent donc des conditions favorables.

Quels sont les premiers signes d’une infestation ?

Les premiers indices comprennent les déjections, oothèques, exuvies, odeurs inhabituelles et observations nocturnes dans les caves ou zones humides.

Quand appeler un professionnel ?

Lorsque plusieurs indices sont présents ou que des individus apparaissent régulièrement dans une cave, un sous-sol ou un local technique, une inspection aide à localiser les refuges et les voies d’entrée.

À retenir

  • La blatte orientale est une grande blatte sombre souvent appelée cafard noir.
  • Elle recherche surtout les caves, sous-sols, vides sanitaires et autres zones humides.
  • Elle se déplace principalement au sol et grimpe difficilement sur les surfaces lisses.
  • Ni le mâle ni la femelle ne disposent d’un vol fonctionnel.
  • Les déjections, oothèques, exuvies et odeurs permettent de repérer une activité.
  • La réduction de l’humidité et le contrôle des accès limitent les récidives.
  • Une intervention adaptée commence par l’identification des refuges et des facteurs d’humidité.

Besoin d’un traitement contre la blatte orientale

Vous avez observé une grande blatte noire dans une cave, un sous-sol ou un local humide ? Fieri Nuisible intervient pour identifier l’espèce, rechercher les refuges et contrôler les facteurs favorisant sa présence.


Identification de l’espèce
Contrôle de la couleur, de la morphologie, des ailes, des oothèques et des traces d’activité.

Inspection des zones humides
Vérification des caves, sous-sols, siphons, canalisations et infiltrations.

Intervention adaptée
Protocole défini selon les refuges identifiés et les facteurs favorisant l’infestation.

Occitanie et PACA
Intervention dans les départements couverts par Fieri Nuisible.

Sources consultées INPN, fiche Blatta orientalis. Thermo Fisher Scientific, ressources sur les allergènes de blattes. Mullen & Duren, Medical and Veterinary Entomology. Wikipédia a également servi de source générale de recoupement pour certaines informations descriptives.