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Des frelons piquent une vingtaine de coureurs en plein trail, pourquoi en octobre ?

Illustration d’un nid de frelons dans un arbre près d’un sentier en automne

Dimanche 4 octobre 2026, une vingtaine de participants au Trail gargomançois ont été piqués par des frelons à Saint-Maurice-en-Gourgois, dans la Loire. Onze personnes ont été prises en charge par les secours. L’une d’elles, victime d’une réaction allergique et d’une perte de connaissance, a été héliportée vers l’hôpital de Saint-Étienne. Son état a ensuite été annoncé comme stabilisé.

Survenir en octobre ne rend pas cet épisode exceptionnel sur le plan biologique : à cette période, un nid peut encore abriter une colonie nombreuse. Mais les circonstances exactes de l’attaque et l’espèce impliquée n’ont pas été établies dans les premiers comptes rendus.

Ce que l’on sait de l’attaque pendant le trail

Le Progrès, présent sur l’actualité locale dès le 4 octobre, rapporte l’intervention des pompiers et du Samu auprès de onze personnes. La Dépêche, citant les informations recueillies auprès de l’organisation, évoque environ vingt coureurs piqués et précise que l’état de la personne héliportée s’est stabilisé.

Ces premiers articles parlent de frelons. Certaines reprises les présentent comme des frelons asiatiques, mais aucun élément d’identification vérifiable n’accompagne les premiers bilans consultés. Il serait donc prématuré d’attribuer formellement l’attaque à cette espèce ou d’affirmer qu’un nid précis a été localisé sur le parcours.

Pourquoi un nid peut encore être actif en octobre

Au début de l’automne, la saison des frelons n’est pas nécessairement terminée. Le plan national de lutte présenté par FREDON France indique que les colonies de frelons à pattes jaunes peuvent atteindre leur maximum d’activité et de taille au début de l’automne. Les femelles reproductrices s’accouplent ensuite avant de se disperser pour hiverner.

Ce cycle explique pourquoi un nid observé en octobre peut être encore occupé, même si les feuilles commencent à tomber. Il ne permet pas, à lui seul, d’expliquer ce qui s’est produit pendant le trail : l’espèce et la position d’un éventuel nid doivent être confirmées sur place. Il rappelle simplement qu’un passage habituel peut devenir risqué si une colonie se trouve à proximité.

Le risque se concentre autour du nid

Les frelons ne poursuivent généralement pas les promeneurs loin de leur colonie. FREDON PACA souligne en revanche qu’ils peuvent défendre leur nid collectivement lorsqu’ils se sentent dérangés. L’organisme conseille de rester à plus de dix mètres d’un nid, quelle que soit l’espèce. Un nid dissimulé par le feuillage ou une haie peut être difficile à remarquer avant de s’en approcher.

Si vous découvrez un nid près d’un chemin, d’un jardin ou d’un lieu fréquenté, éloignez-vous calmement, prévenez les personnes susceptibles de passer à proximité et ne tentez pas de le détruire. FREDON France recommande de le signaler à la mairie afin de connaître le dispositif local et, si nécessaire, de faire intervenir un professionnel. Après une piqûre, une difficulté à respirer, un malaise ou une perte de connaissance justifient un appel immédiat au 15 ou au 112, conformément aux recommandations d’Ameli.

Dans les Bouches-du-Rhône, la lutte continue aussi en automne

L’incident s’est déroulé dans la Loire, mais le calendrier de prévention concerne aussi le Sud. Le Département des Bouches-du-Rhône prévoit du piégeage sélectif entre octobre et novembre et la destruction des nids actifs de frelons envahissants jusqu’en novembre. C’est un repère concret : en octobre, la surveillance et les interventions ne sont pas forcément closes.

Pour savoir si un nid aperçu à l’automne est encore occupé, consultez notre article sur les nids de frelons en automne. Gardez vos distances pendant l’observation : seule une vérification adaptée permet de décider de la suite à donner.

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